On définit généralement la dépendance comme une addiction à une substance ou à un comportement, en dehors du contrôle volontaire de la personne. Mais on peut en réalité distinguer trois types de dépendances distincts.

Voyons en quoi cela aide à comprendre la dépendance au tabac.

Qu’est-ce que la dépendance

Sans rentrer dans des considérations trop complexes ici, la dépendance est une perte de contrôle sur un comportement répété, quand bien même on sait que ce comportement est néfaste pour nous.

Donc, la dépendance, c’est quand on se fait du mal (et du bien en même temps), de manière répétée, sans arriver à arrêter de le faire. Il y a une ambivalence, et cette ambivalence est à l’origine du problème.

On peut aussi bien être dépendant d’une substance chimique que d’un comportement, d’une situation, d’une personne, etc…

Aujourd’hui, lorsqu’on parle d’addiction, on dépasse largement le cadre de la drogue, pour entrer dans celui de la dépendance. On peut penser à la dépendance au jeux d’argent, la boulimie, la dépendance amoureuse, etc…

La dépendance au tabac est-elle une dépendance à une substance, ou à autre chose ?

Voyons les trois types de dépendances :

Les trois genres de dépendance

On considère aujourd’hui qu’il existe 3 types de dépendances différentes. Contrairement à ce que l’on croit à tort, la dépendance ne dépend pas de la consommation.

trois types de dépendance

Les trois types de dépendance se chevauchent à divers degrés.

On peut très bien fumer quelques cigarettes pendant quelques jours et devenir dépendant très rapidement. Tout comme certaines personnes peuvent fumer plusieurs cigarettes par jour sans être « dépendantes » car elles sont capables d’arrêter quand elles le veulent.

Juste une chose ici : la plupart des jeunes fumeurs ne se sentent pas dépendants car ils pensent pouvoir contrôler leur consommation. Le fameux « j’arrête quand je veux ». Mais ils sont pourtant bien dépendants. Je considère « non-dépendant » une personne capable d’arrêter régulièrement de fumer pendant plusieurs jours sans symptôme particulier.

Il existe donc de multiples façons d’être dépendant. Certains sont dépendants de manière plus ou moins continue, comme c’est le cas avec la drogue par exemple. D’autres peuvent être dépendants selon le contexte. Comme cette personne qui ne fume que durant le week-end.

N’est-ce pas intéressant ? Certains fumeurs ne peuvent se passer de leur cigarette pendant plus de quelques heures, tandis que d’autres ne sont pas dépendants.

Et non, ce n’est pas génétique.

Alors, ce peut-être :

La dépendance physique

J’ai déjà lu que la dépendance physique correspond aux sensations de manque. Je m’inscris en faux contre cette croyance : des sensations de manque peuvent tout à fait être créées par une dépendance psychologique.

Oui, le manque psychologique peut faire mal… physiquement. On appelle cela une émotion, et il est facile de confondre une sensation physique avec une émotion, car les deux se superposent parfois.

La dépendance physique correspond uniquement à une dépendance à un produit, systématique. Cela veut dire que 99,99% des dépendants souffrent lorsqu’on leur retire la substance, et sont soulagé en en prenant.

Ce n’est pas le cas du tabac, par exemple, puisque la plupart des fumeurs peuvent passer une nuit de 8 heures sans fumer : il y a une interruption dans la consommation. Alors qu’en journée, beaucoup de fumeurs fument toutes les heures, ou toutes les deux heures (et encore… pas tous !).

A mon humble avis, même dans le cas de produits TRES addictifs comme l’héroïne ou le crack, la dépendance physique représente une partie du problème de l’addiction, mais il ne faut pas oublier les autres composants :

La dépendance comportementale

Il s’agit de la dépendance à l’habitude, à la gestuelle, à tout ce qui est de l’ordre du simple comportement.

En ce qui concerne le tabac, il s’agit de l’habitude de fumer après un café, après un repas, pendant une pause, et tous ces moments de la journée pendant lesquels fumer constitue un automatisme.

Cette dépendance a tendance à s’installer avec le temps.

Il m’arrive régulièrement de recevoir des personnes, fumeuses depuis plus de 30 ans, qui ne savent même plus pourquoi elle fument. Il n’y a ni plaisir, ni angoisse particulière à arrêter, ni avantage quelconque.Elles arrivent facilement à arrêter pendant quelques jours

Et pourtant, elles fument.

Le cerveau automatique

A quoi correspond cette dépendance comportementale ?

Elle correspond à ce mécanisme qui fait que nous aimons bien la routine.

Notre cerveau est conçu de manière à automatiser les choses. En particulier les comportements que nous répétons régulièrement.

Ainsi, quand vous avez commencé à apprendre à conduire, vous deviez tout contrôler consciemment : la vitesse, les rétroviseurs, l’usage des pédales, la signalisation, les autres conducteurs, etc…

Au bout d’un moment, c’est devenu un apprentissage, un automatisme inconscient.

C’est pratique, car cela nous demande peu d’effort : notre inconscient le prend en charge. Mais le défaut de ce système, c’est qu’au bout de X années, il se grippe, et cela devient un effort de le contrecarrer.

Imagineriez-vous devoir prendre conscience de chacun de vos muscles qui bougent en synchronisation lorsque vous marchez ? C’est impossible de maintenir une telle concentration. Car depuis que vous l’avez appris, enfant, votre cerveau a automatisé cela.

association café cigarette

L’association café-cigarette, vrai plaisir, ou habitude ancrée ?

La dépendance comportementale est donc une tendance naturelle du système nerveux à maintenir un comportement qui a été répété un grand nombre de fois. Et aller en sens inverse demande un effort.

Les psychologues estiment généralement qu’il faut répéter un même geste pendant 21 jours pour qu’il devienne une habitude. De la même manière, il faut environ 21 jours pour qu’une habitude disparaisse.

Cependant, l’expérience montre que certains réflexes longuement acquis peuvent créer une sorte de rémanence. Comme une image lumineuse qui reste sur la pupille quand on ferme les yeux après avoir fixé une lumière : ça revient.

L’hypnose est le moyen le plus efficace que je connaisse, avec le temps, pour modifier une habitude. Et de surcroît, pour dépasser une dépendance comportementale.

La résistance au changement

Un autre aspect que j’aimerais mentionner, c’est la résistance naturelle au changement que l’on a parfois, concernant ces habitudes. Vous savez : toutes ces petites habitudes que l’on prend, et qui nous aident à structurer notre journée, notre temps.

Ce peut être ce qu’on a l’habitude de prendre au petit-déjeuner. Enlevez son café à une personne qui y est habitué depuis 20 ans, et elle se sentira forcément nerveuse pendant un moment. Il n’y a pas besoin d’être « addict » au café pour cela. Si vous avez l’habitude de prendre du jus d’orange, c’est pareil.

C’est comme ces petits rituels que l’on a, ces choses que l’on fait, et qui, même si elles n’ont pas beaucoup de sens en elle-même, nous rassurent, nous aident à savoir qui nous sommes, où comment gérer tel et tel moment.

Pour certains, c’est le rituel de rouler sa cigarette : prendre le tabac, prendre un papier et un filtre, doser la bonne quantité, rouler, lécher le papier pour le coller, etc… Tout un rituel.

C’est amusant de voir même certain de ces fumeurs de cigarettes roulées devenir dépendant au fait de rouler : ils n’aiment pas fumer des cigarettes en paquet, il leur manque quelque chose, ce n’est leur façon de fumer. Ils se sentent inconfortables, reviennent aux roulées (note : il y a aussi des facteurs culturels ici).

Nos habitudes structurent notre vie. C’est une façon naturelle que nous avons d’organiser notre « espace-temps mental ».

Qu’est-ce qui fait que cette résistance au changement peut s’amoindrir ? C’est une question de travail. J’allais presque dire « d’habitude ».

En effet, si vous avez l’habitude de changer régulièrement, de fonctionner de manière différente, de manger différemment, si vous avez voyagé dans divers pays, ou même si vous faites l’effort de changer votre trajet quotidien pour aller au travail, ou votre façon de passer vos soirées, etc… vous vous habituez au changement.

Et c’est une grande force, car cela devient de plus en plus aisé de changer : on s’accroche moins au habitudes, et on est moins anxieux lorsqu’elles changent. On devient plus flexible.

C’est aussi une caractéristique de l’hypnose thérapeutique : ramener de la flexibilité, là où le système intérieur s’était figé.

 

J’espère que vous comprenez mieux en quoi consiste la dépendance comportementale, et à quel point c’est en fait un problème qui peut se retrouver dans plein de domaines de notre vie.

Mais il y a un troisième type de dépendance…

La dépendance psychologique

La dépendance psychologique est sans doute la partie la plus importante, la plus difficile, de la dépendance en général.

La dépendance psychologique se manifeste de nombreuses façons, aussi est-il difficile de la définir avec précision. La dépendance mentale est selon moi une résistance au changement, un manque de flexibilité, d’adaptabilité, autour d’une problématique donnée, qui peut comporter plusieurs éléments.

Cette dépendance se voit souvent sous forme de peurs ou de croyances.

Une croyance est une façon de garde en conscience un blocage qui vient de l’inconscient. On se dit alors « c’est impossible d’arrêter de fumer », ou des choses comme « je vais forcément prendre du poids », ou même « fumeur un jour, fumeur toujours ».

Les croyances sont des manières d’envisager le monde de manière figée. Certaines croyances sont limitantes, et ne nous rendent pas satisfait.

Une personne dépendante psychologiquement peut avoir du mal à se projeter, à s’imaginer, libérée de sa dépendance. Les croyances viennent parfois de l’entourage, de la société, et parfois de l’intérieur.

Elles peuvent être reliées aux peurs : la peur de l’inconnu, ce que qui se passera si on arrête, etc…

trop dur d'arrêter de fumer

« C’est trop dur d’arrêter de fumer ! »
« Si tu le crois, oui. Tout est dans ta tête. »

La croyance même que « c’est difficile de changer » est bien sûr un frein qu’il convient d’éliminer dans toute thérapie. « Le changement est naturel » : n’est-ce pas une meilleure croyance ?

Mais les croyances et les peurs ne sont souvent que la manifestation d’un phénomène plus profond.

Dans l’inconscient

A un niveau plus profond, la dépendance psychologique repose sur un blocage de l’inconscient, qui croit à tort que la dépendance est utile.

C’est le fameux conflit intérieur entre la partie de nous qui a envie d’arrêter de fumer, par exemple, et la partie qui désire continuer à fumer, et crée des peurs, des croyances, et essaye de nous empêcher de passer à l’action.

La dépendance psychologique est souvent caractéristique de la recherche d’un avantage, d’un bénéfice. Qu’il soit conscient ou inconscient.

Soyons clairs : l’addiction est un moyen « d’améliorer » sa vie. On recherche du plaisir, ou une fuite, ou un état différent. Malheureusement, c’est un moyen biaisé, négatif, qui s’avère en fait être un piège.

N’empêche, notre cerveau continue à penser que cette dépendance est nécessaire.

Souvent il s’agit même d’une question de survie : l’inconscient pense que la vie ne sera plus la même, qu’on ne sera plus en sécurité, et qu’on est en danger, si l’objet de notre addiction n’est plus présent.

Ainsi, la cigarette peut être un moyen de fuir une émotion négative, de se protéger, de se donner du temps, ou procurer d’autres avantages psychiques ou émotionnels.

A la recherche de bénéfices émotionnels

Bien entendu, il ne s’agit que d’une illusion. Mais le cerveau est pris dans cette illusion, et croit fermement que sans sa cigarette, il va défaillir. Et cela crée une résistance puissante au changement.

Concrètement, qu’arrive-t-il à une personne qui prend de la cocaïne, et trouve tout d’un coup cette impression incroyable d’être surpuissant, hyper-rapide, intelligent, cette extase ? Il a envie de recommencer ! Et même s’il décide consciemment de ne pas le faire, son inconscient le pousse à le faire, car il ne peut plus se passer de cette sensation de puissance.

C’est ce qui demande, par exemple, de faire le deuil de la drogue : on ne retrouvera plus cette sensation d’extase extraordinaire. Évidemment, ceci est facilité par le fait que cette extase est une illusion de plus : on ne retrouve quasiment jamais le même plaisir qu’à la première prise. Quand on se rend compte que cette recherche désespérée de cette première expérience est vouée à l’échec, c’est plus facile d’arrêter. Mais il faut en persuader l’inconscient.

En ce qui concerne la cigarette, bien sûr, il n’y a pas d’extase. Mais le contexte dans lequel on commence à fumer est souvent positif. Être « un grand » ou « un homme », prendre des risques, se rebeller, être accepté dans un groupe, faire la fête, autant d’éléments perçus positivement pour notre cerveau.

C’est un désir très profond, par exemple, que celui d’être aimé, donc d’être accepté. Et lorsque « les grands » fument, on a envie de fumer aussi. De faire partie du groupe. Et quand on arrive enfin, c’est une sorte d’accomplissement (du moins, pour notre cerveau émotionnel). En plus, ca demande un effort car les premières cigarettes sont écœurantes et difficiles à fumer.

Ensuite, il y a plein de moments dans notre vie où le fait de fumer peut être associé à des vécus positifs.

C’est cette confusion entre le bénéfice (l’état agréable) et son déclencheur, qui crée la dépendance à une substance externe.

En effet, la cigarette ne permet pas de gérer le stress. C’est un excitant.

La cigarette ne « donne » pas « de courage ». Elle est le prétexte d’un processus interne, mental.

En fait, la cigarette par exemple devient un parasite de nos processus mentaux, et s’installe dans notre esprit. Le fumeur ne peut plus fonctionner naturellement sans sa cigarette.

Bien entendu, c’est sur cela qu’il faut agir, avec l’hypnose, avec le mental, pour arrêter de fumer.

Ainsi, la dépendance psychologique est un blocage de la flexibilité de l’inconscient à modifier ses processus internes, facilité par les dépendances physique et comportementale. Alors, l’inconscient a une tendance très puissante à retourner vers l’objet de l’addiction.

Dépasser la dépendance psychologique demande de trouver de nouveaux moyens d’obtenir les effets qu’on pensait obtenir, mais sans la substance (ou l’objet de l’addiction).

Voici d’autres facteurs contribuant à la dépendance psychologique :

Un besoin de sécurité ou d’amour

Mais pourquoi le cerveau peut-il rentrer dans ce genre de dysfonctionnement ?

C’est parce que le cerveau recherche à remplir des besoins fondamentaux, et en particulier celui de sécurité et celui d’être aimé.

A un moment dans notre vie, notre inconscient peut associer ces sentiments de sécurité et d’être aimé avec une dépendance. C’est pourquoi certaines personnes qui arrêtent leur dépendance doivent parfois affronter des peurs profondes : celle de mourir, ou d’être aimé, abandonné.

Bien entendu, c’est assez ridicule, d’un point de vue rationnel, de se dire qu’on se remplit d’amour avec une cigarette, ou une plaque de chocolat. Ou de se dire qu’on se sentira plus en sécurité après une injection d’héroïne.

Et pourtant, n’est-ce pas ainsi que nous fonctionnons ?

Mes recherches m’amènent à penser que ce mécanisme joue un grand rôle dans l’addiction et la dépendance.

Cela peut être évident, comme dans la dépendance amoureuse ou affective : on peut suspecter un traumatisme d’abandon, et bien que toute généralisation soit réductrice, c’est quand même souvent le cas. Y compris si le trauma est refoulé (inconscient).

Mais je pense aussi que ce mécanisme est présent dans d’autres addictions. Cela semble être en accord avec les dernières recherchent en neurobiologie (j’essayerai de vous faire un article sur ça pour citer mes sources).

Enfin, toutes les personnes souffrant de dépendance ne fonctionnent pas ainsi. Les fumeurs ne sont que rarement touchés à ce niveau aussi profond. Quoique…

La pression socio-culturelle

La pression socio-culturelle est l’ensemble des facteurs culturels qui poussent à adopter un comportement donné.

En ce qui concerne le tabac, par exemple, c’est cette idée qu’il faut fumer pour être un homme. Ou les publicité Marlboro, avec ce célèbre cow-boy : on associe la cigarette à la liberté, et cette idée devient une idée de la société, une culture.

Ainsi, combien de personnes se droguent-elles pour faire partie d’une autre culture ? C’est-à-dire, pour être accepté dans un groupe « cool », ou se rebeller contre les parents (symbolisant la génération précédente ou l’autorité) ?

Cette pression culturelle a été très présente pour la cigarette. A une époque, c’était « normal » de fumer.

Cette pression culturelle est souvent tacite. Elle est sous-communiquée, c’est-à-dire communiquée de manière inconsciente, indirecte. Elle crée donc des croyances tenaces, car inconscientes.

Il est paradoxal, pour une personne dont une valeur forte est la Liberté, de commencer à fumer et tomber dans la dépendance. Elle commence à fumer pour être libre, car la société lui a fait croire que fumer = être libre, mais après plusieurs années, elle décide d’arrêter de fumer… pour être libre !

La pression socio-culturelle a donc tendance à créer des doubles-contraintes. Il y a 30 ans, il « fallait » fumer pour être quelqu’un de bien. Aujourd’hui, il faut être non-fumeur et faire attention à sa santé pour être quelqu’un « de respectable ».

Malheureusement, je ne crois pas si le cerveau gère si bien ce genre de paradoxes. Alors il s’accroche à ce qu’il connait : par sécurité, il préfère la routine, l’habitude. On retombe sur la cause de la dépendance comportementale.

La question identitaire

Enfin, une autre composante importante de la dépendance psychologique est la question identitaire. C’est-à-dire, notre perception de « qui suis-je ? ». Cette Identité représente un besoin très profond de l’inconscient : structurer la réalité, à commencer par nous-même.

Ainsi, il y a plusieurs facteurs liés à l’identité qui jouent un rôle dans la dépendance psychologique :

  • L’identification sociale : un jeune s’identifie à ses parents, puis à ses amis. Il a tendance à adopter les mêmes comportements. Cela se vérifie dans les statistiques du tabac : si les deux parents fument, leur enfant à a 70% de chance de devenir fumeur aussi.
  • L’identification par le temps : passez 30 ans à répéter quotidiennement le même comportement, et vous aurez l’impression qu’il fait partie de vous. Qu’est-ce qui, dans nos vie, dure 30 ans ? Même la moitié des mariages ne durent pas aussi longtemps.
    Ainsi, passer 30 ans à fumer (ou prendre une autre drogue) crée l’illusion que cela fait partie de nous.
  • La structuration de l’identité à l’adolescence : période à risque en matière d’addictions, l’adolescence est la période où nous construisons vraiment notre identité. Si, à cette période, le fait de fumer apporte un bénéfice important (être accepté dans le groupe) ou honore une valeur (être libre) et dure un peu de temps, et notre inconscient adopte de comportement comme une composante de nous-même. Dommage…

Autant de raison de créer une dépendance psychologique : changer un comportement, une habitude, ce n’est pas la même chose que de changer son Identité !

Voici la raison pour laquelle beaucoup d’anciens dépendants déclarent y penser encore alors qu’ils sont abstinents depuis des années : leur identité n’a pas complètement évoluée. Ils se sentent « ex-fumeur » ou « alcoolique abstinent » ou « toxico rangé ».

Si vous souffrez de dépendance affective et que vous avez toujours l’impression à 30 ans d’être une petite fille ou un petit garçon, vous connaissez au moins un des facteurs principaux de votre problème.

Voilà aussi pourquoi le travail sur l’Identité est hyper-important en psychothérapie des addictions : c’est un facteur de dépendance à prendre en compte.

La dépendance psychologique est polymorphe

Nous avons donc vu que la dépendance psychologique est polymorphe : elle peut prendre de nombreuses formes. Autant de paramètres qu’il faut prendre en compte lorsqu’on souhaite éliminer une dépendance.

A mon sens la dépendance psychologique est la plus importante des trois types de dépendance que nous avons vu. Car c’est la plus profondément ancrée en nous.

La dépendance psychologique est complexe, et crée des émotions puissantes. Elle est parfois causée par des traumatismes sévères (très souvent le cas pour les addictions aux drogues dures) ou par des petits chocs émotionnels que nous n’avons pas su gérer.

La dépendance physique et la dépendance comportementale sont relativement simples à gérer : le temps les fait disparaitre.

Mais tant que votre inconscient n’a pas trouvé de nouvelles stratégies pour gérer ses émotions, que votre identité n’évolue pas, et que des croyances sont ancrées en vous, alors sortir de la dépendance va être un vrai combat.

 

Quelle dépendance traiter ?

J’espère vous avoir éclairé sur ce domaine de « qu’est-ce que la dépendance ? » à travers l’explication des trois types de dépendances.

Si la dépendance psychologique est la plus importante, cela explique bien l’échec du modèle médical des addictions. L’addiction n’est pas une maladie physique. Les médecins ne savent pas gérer les mécanismes psychologiques profonds qui sont en jeu. Si l’abstinence où on souffre en silence, où on se restreint, est un objectif, alors c’est possible, bien que difficile, de l’atteindre sans psychothérapie.

Néanmoins, si votre objectif est la liberté véritable, alors vous feriez mieux de trouver un moyen de sortir de la dépendance basé sur la psychologie, et qui prend en compte les émotions.

Les techniques les plus efficaces que je connaissent fonctionnent sur ce principe : hypnose, EFT, méditation, techniques de gestion du stress, etc… Mais ce sera l’objet d’un autre article !

Quand au type de dépendance qu’il faut traiter, elle dépend de l’addiction dont vous souffrez. Car même si chaque personne est unique, il est possible de définir dans les grandes lignes les causes et les effets spécifiques selon qu’il s’agit d’une dépendance au tabac, à l’alcool, à l’héroïne, au jeux d’argent, sentimentale, etc…

Cela aussi fera l’objet d’un prochain article. Mais 90% des articles de ce blog traitent de la dépendance au tabac à travers différents angles.

Je vous encourage donc à consulter les autres articles du blog, et aussi à me laisser des commentaires si vous avez des questions (voir ci-dessous).

A bientôt !

Je vous invite à une webconférence gratuite où je vous enseignerai comment :

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